19/10/2007

Déterminisme et prévisibilité du choix.

Max Planck, créateur de la théorie des quanta a élaboré un argument intéressant montrant que même si nos choix étaient scientifiquement prévisibles, ils ne sauraient l’être pour l’agent lui-même; ce fait étant suffisant pour garantir la notion de choix.
Supposons qu’un individu disposant d’une information complète tant sur lui-même que sur le monde et connaissant les lois du psychisme, prédise son choix dans une criconstance donnée. Cette prédiction modifie l’état cognitif de la personne (elle sait à présent une chose de plus qu’avant). Supposons ensuite qu’elle passe à l’acte. Cet acte correspondra à ce qui était prévu ou n’y corespondra pas. S’il n’y correspond pas, cela signifie que l’agent a la capacité d’agir contrairement à ce qu’il avait prévu de façon certaine, et cela ruine la posibilité de principe de prévoir ses propres actes. Or cette conclusion vaut  également dans le cas où l’acte est bien conforme à la prévision. En effet, cette conformité n’est qu’apparente car, entre la prévision et le passage à l’acte, l’état mental du sujet s’est modifié : l’agent connaît le choix prévu. Dès lors, s’il accomplit l’acte prévu, c’est parce qu’il a décidé de l’accomplir tel que prévu. Or cette décision n’était pas prévue.
Et ce raisonnement peut être réitéré au cas où l’on soutiendrait que l’agent aurait également pu prévoir sa décision de s’en tenir à sa première prévision. On aurait alors une nouvelle prévision, s’ajoutant à l’état cognitif de l’agent. Mais là encore, s’il s’en tient à cette seconde prévision, ce sera en vertu d’une décision, non prévue de s’en tenir à la prévision, et ainsi de suite. Autrement dit, la connaissance ne parvient pas à rattraper la volonté, qui garde toujours un pas d’avance, et cela suffit pour assurer un sens à la notion de choix.

2.0
Max Planck 

17:17 Écrit par mitso dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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