17/12/2007

Sarkozy et la môme Cartier.

Un homme d’Etat est d’abord un homme d’Etat. Je crois que c’est clair ! Il y a dans cette posture une obligation de réserve, de décence et de grandeur dirais-je, si ce mot n’était à ce point oublié.
Le Président Sarkozy, une fois de plus, en remet dans l’exhibition médiatique.
Le voilà qu’à la une de « Point de vue, images du monde » (vous connaissez, non ?),  il s’affiche avec une top-modèle italienne, chanteuse à ses moments perdus,  riche héritière, ex-maîtresse de Laurent Fabius (un ex-ministre socialiste, lui…) et de gauche !
Ce n’est plus l’ouverture politique, c’est l’ouverture à domicile !
Si les top-modèles se mettent à avoir des idées de gauche, la Révolution n’est plus loin, croyez-moi !
Mais à la place du grand-soir, c’est tout juste Sarkozy et la môme Cartier !
Ah ! c’est une coïncidence, bien sûr, que cette révélation choisie juste après la calamiteuse semaine qui a vu un dictateur africain fouler de son pas arrogant les tapis rouges de la République. Vivement que le bon peuple, si prompt à oublier les offenses, commente la conquête de son chef vénéré.
Il y a, il y avait plutôt autrefois, une capacité de décence, une réserve d’intimité qui ne souffrait pas d’exceptions.
C’est fini ! Cela s’appelle la modernité !
Je trouve cela choquant. Qu’une actrice exhibe sa vie privée, pourquoi pas ? Elle ne représente qu’elle même. Un chef d’Etat représente l’Etat, et l’Etat ce n’est pas lui, c’est nous !
Et si ce bon peuple, dans le fond, n’en avait cure que l’Etat soit à lui,  et qu’il préfère que ce soit celui du Président ? Au moins, il ne s’impliquerait pas et laisserait faire. La responsabilité est un fardeau pesant, non ?
Mais toutes ces considérations ne sont que des billevessées, tout juste à même de choquer de vieux grognons dans mon genre, incapables de comprendre et d’apprécier la pipolisaiton…
O tempora, o mores !

montre

18:59 Écrit par mitso dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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