31/12/2007

Mes voeux...

Je souhaite que vous vous rencontriez.

Je suis sûr que ce sera, on ne peut plus intéressant.

On croit se connaître et puis - patatras ! – c’est pas tout à fait ça.

Mais ce n’est pas grave. Déçu ou pas, vous feriez connaisance avec vous-même. Et cela en vaut la peine, non ? Vous n’allez tout de même pas vous fuir, comme vous le feriez pour une malpropre ou un personnage douteux.

Ah, bien sûr ! faudra assumer, accepter que le visage que vous renvoie votre alter ego ne soit pas celui de vos rêves, mais d’une réalité plus prosaïque avec ses faiblesses, ses hésitations, ses petits marchandages de fripier en mal de chalands.

Mais foin de tout cela, faites connaissance avec vous-même et serrez-vous la main !

Soyez amis !

Habituez-vous à vivre ensemble, encore de nombreuses années, Inch’Allah…

Et puis, parlez-vous ! A force de vous croire un autre, forcément vous n’êtes plus vous sans être l’autre, puisqu’il n’est pas.

Alors autant revenir à ce qui est.

Et ce qui est, en y regardant de près, c’est pas rien…

Car vous, qui vous refusiez, en fait vous ne saviez pas que vous êtes unique !

Unique ! Exclusivité garantie pour vous tout seul. Personne d’autre dans les univers des univers n’est vous. Vous, c’est vous et les autres, c’est les autres.

De quoi en avoir peur…

Et si c’était précisément parce que vous avez peur que vous ne souhaitez pas être l’unique vous ? Que vous préférez être un autre multiple. Un autre anonyme qui se fond dans la foule et ne se fait surtout par remarquer ?

Impossible …

Car tôt ou tard vous serez démasqué. Déjà la mort est là, qui viendra un jour, vous réclamer, vous et pas un autre et vous rendre à votre unique unicité.

Alors autant assumer vivant…

Et pas seulement pour le plaisir intellectuel de savoir que soi est soi.

Mais parce que vous ne serez jamais aussi bien parmi les autres que si vous êtes vous-même.

Etre avec les autres en n’étant pas soi-même, c’est être « dans » les autres, comme un microbe est « dans » l’organisme.

Vous n’êtes pas un microbe, vous êtes vous, l’unique.

Et vous êtes vous, totalement vous, chez et parmi les autres.

Voilà ce que je vous souhaite.

Bonne quête !

Et à l’an que ven !

 baiser

 "Les amants" (René Magritte)

 

 

12:11 Écrit par mitso dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

29/12/2007

Chère Carla,

Séduit par ce billet paru dans « Libération » du 28 décembre dernier, je prends la liberté de vous faire partager son talent caustique.

 

Chère Carla,

 

(par Jean-Baptiste Casanova, enseignant)

 

Jusqu'à ce jour, je ne me suis guère préoccupé de votre vie sentimentale. Kierkegaard, de peur de dénaturer un amour parfait, avait décidé de le fuir. J'ai, pour ma part, préféré garder cette grâce par devers moi. Dès lors, pourquoi sortir de cette réserve ? Sans doute car je me suis fait une certaine idée de la France et de l'Italie. J'ignore les raisons de votre cœur, mais laissez-moi au moins vous ouvrir les yeux sur un point précis. Cet homme est d'une vulgarité confondante.

A-t-on idée de se rendre au Vatican avec Jean-Marie Bigard ? Est-il permis de consulter ses SMS pendant qu'un vieux jeune hitlérien déguisé en arbre de Noël devise doctement ? En cela rien de nouveau puisque candidat, je l'ai vu interrompre son discours et descendre de la tribune pour répondre à un appel personnel délaissant un parterre d'élus médusés.

Quesl sont donc les mystérieux ressorts de votre idylle ? Vous êtes italienne. Vous aimez l'histoire, la musqiue, la culture, le beau...Aimez-vous aussi le pouvoir ? Qu'à cela ne tienne puisque notre peuple a élu tant de présidents férus de lettres ou d'arts premiers. Imaginez que l'un d'entre eux était à un tel point mordu de poésie qu'il ne se rendit même pas compte que c'était la guerre et que nous étions occupés. Pourtant, tous à leurs mesures ont été à l'image de la France.

Hélas, je me refuse à reconnaître à notre Président cette qualité. Pensez que pour lui, et au mieux, Rachmaninov et Maïakovski forment la future paire d'attaquants russes du PSG tandis que della Francesca et Donato Bramante lui évoquent plus certainement encore les dernières tendances de la mode milanaise. Pendant des années, nous avons observé narquois le cirque médiatique et la dérive affairiste de Berlusconi. Effarés et attristés, parce qu'il en allait du peuple. Cela dit, Silvio n'aurait jamais eu le mauvais goût de vous exhiber à Disneyland. Et si d'aventure il avait décidé de vous emmener en yacht, il n'aurait point eu besoin de s'en faire prêter les clés.

Peuple de France, oublie aujourd'hui Kadhafi, tes charters et tes banlieues. Regarde dans Paris-Match et Voici ton visage. Que faire ? Tout simplement croire en votre nature profonde, puisque vous avez déclaré récemment être monogame par intermitence.

Pour vous, je le concois aisément, la passion amoureuse dure parfois quelques années, mais la passion physique jamais plus de quelques semaines.

Quoi qu'il en soit, je vous souhaite bien du plaisir.

sarko bruni
Sans commentaires

09:45 Écrit par mitso dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

27/12/2007

Self-islam ?

Il s'appelle Abdennour Bidar, il est Français et a trente-cinq ans. Il est le fils d'une mère française, médecin et convertie à l'islam.

Agrégé de philosophie, il enseigne sa discipline à l'Université de Nice.

En 2006, il a publié un essai remarqué : « Self Islam » (Seuil).

Sa thèse repose sur le constat suivant : d'une part, un Occident d'où le spirituel a été évacué ou anémié, de l'autre un islam où le spirituel est exacerbé, instrumentalisé à des fins politiques et contestataires et où la liberté est absente.

L'islam, écrit Bidar, est la deuxième religion en Europe, les musulmans en Europe, petit à petit, abandonnent leur ethno-centrisme et, spontanément ou par la force des choses, sont imprégnés par des valeurs occidentales de liberté et d'égalité.

Le danger est de voir une faction de l'islam en Europe réclamer une reconnaissance communautaire qui enfermerait les musulmans dans un ghetto religieux co-existant, plus ou moins pacifiquement,  avec les non-musulmans.

C'est la position défendue par Tarik Ramadan, pour lequel la société doit reconnaître le fait islamique afin que l'islam reconnaisse le fait sociétal.

Il y aurait, dès lors, au sein de la société européenne, des « communautés » régie par leurs propres lois et traditions, différentes des lois et traditions des autres citoyens.

C'est une tentation qui a titillé longtemps la Grande-Bretagne avec les résultats que l'on sait : laxisme coupable à l'égard des extrémistes religieux.

Bidar, lui, va à l'opposé de cette revendication. L'Occident et ses valeurs de liberté et d'égalité, issues d'une laïcisation de valeurs religieuses, sont une chance pour l'islam car elles permettront aux musulmans de mettre en œuvre leur liberté à accepter ou non ce qui en islam est obligatoire et interdit.

Le musulman européen serait celui qui choisit en fonction de sa liberté et de son inspiration religieuse.

« ...si Untel veut s'interdire quelque chose que le Coran présente comme interdit, si Untel veut s'obliger à quelque chose que le Coran définit comme une obligation, alors il faut lui en laisser le choix. Ce que le Livre interdit ou ordonne ne sont que des interdictions ou des obligations possibles. » (page 220)

Et il va plus loin encore : « Parmi tout ce que propose le Coran, de quelles pratiques ai-je personnellement besoin, ici et maintenant, pour conduire ma vie spirituelle ? » Untel n'aura besoin que de la prière, un autre du jeûne, un troisième encore d'égrener son chapelet comme le font les soufis » (page 221)

Il y a de quoi faire bondir les oulémas. C'est un véritable choix « à la carte » qu'il justifie ainsi : «  ...c'est une parole du Prophète - là encore un reflexe typique- qui énonce que le musulman, approfondissant sa démarche spirituelle, passe de l'islam (la soumission) à l'iman (la foi), puis de l'iman à l'ishan (l'excellence). Autrement dit , l'islam n'est que la première étape de l'islam...Ou pour l'exprimer plus clairement, le musulman est invité à dépasser l'islam comme soumission pour aller vers l'ishan. » (page 229)

Cette excellence, il la compare à l'arété d'Aristote, soit cette perfection que l'homme atteint quand il a découvert ce qu'il avait au fond de lui même et qu'il agit en fonction de sa nature profonde.

Hérésie vient d'un mot grec qui signifie « couper » ; l'hérétique « coupe » du texte ce qui ne lui convient pas. Est-il hérétique, Abdennour Bidar ?

Je laisse aux doctes muftis le soin de répondre, je constate simplement ceci : Bidar n'annule rien du Coran, il ne touche pas à son essence (Il n'y a qu'un Dieu et Muhammad est son Prophète), il déclare tout simplement que le Coran est un plateau sur lequel on prend ce qui convient à sa propre spiritualité. On s'oblige, on s'interdit librement. N'est pas un mauvais musulman pour lui, celui qui ne pratique pas les prières ou le Ramadan, ou le fait à son rythme. Le pélerinage à La Mecque n'est que l'extériorisation d'un voyage intérieur bien plus utile pour « ré-orienter » l'âme qu'un ticket d'avion aller-retour.

Bidar privilégie ainsi l'esprit à la lettre.

 

Sa thèse est séduisante. Elle pèche cependant sur un détail d'importance : elle s'adresse à des gens raisonnables, des gens qui ont un sens critique, qui réfléchissent et sont conscients de leur individualité.

Or la masse, des musulmans ou des autres catholiques, évangéliques, athées etc... , préfère croire que savoir, suivre plutôt que découvrir, obéir plutôt que réfléchir.

Suivre des rites sans se poser des questions est rassurants. Dire à un homme : fais ceci ; c'est bien, ne fais pas cela ; c'est mal,  le conforte... la foi du charbonnier...

Suivre un maître, plutôt que d'être son maître.

N'empêche Bidar est sympathique, lui qui a longemps vécu une schizophrénie  traumatisante : être Français, pure souche et, ... musulman

 

 2.09.3

 

 

 

 

 

16:43 Écrit par mitso dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/12/2007

25 décembre: solinvictus.

mithra

 

Il n'aurait sans doute pas fallu grand chose pour que le 25 décembre on célèbre la naissance de Mithra au lieu de celle de Jésus.

Le tort du mithriacisme fut d'être un culte à mystères réservé au hommes.

Le christianisme, religion ouverte, exaltant la femme à travers la personne de la  mère de Jésus mis, quand même, plus de deux siècles à s'imposer face à Mithra dont la popularité rayonnait du mur d'Hadrien aux confins du désert.

Venu de la Perse, berceau du tout premier monothéïsme, Mithra est le pendant du shayosant (Sauveur, Envoyé) zoroastrien. Fils unique du dieu Ahura-Mazda, il est auto-engrendré et naît d'une pierre primordiale.

Il est « Lumen de lumine » (Lumière de la lumière) et solinvictus (soleil-invaincu). L'expression « Lumen de lumine » sera reprise dans le Credo (chrétien) de Nicée.

Nous ne savons que peu de choses de ce culte, sinon que les chrétiens ont repris nombre de ses attributs et ont construit des églises sur les restes des mithraea (lieu de réunion des adeptes). C'est le cas du Vatican, par exemple.

Le mithraeum était présidé par le myste du grade le plus élevé, le Pater (Pape), tout habillé de blanc. Les nouveaux initiés l'étaient au mystére du Corax (Corbeau) et étaient, eux, revêtus de noir.

Mithra serait venu apporter aux hommes un message de paix, d'amour et d'espérance, sa prédication dura trois ans, il avait choisi douze disciples avec lesquels il organisa une dernière Cène avant de monter au ciel, les chargeant de diffuser sa doctrine.

Dans les mithraea, les adeptes reproduisaient cette Cène et échangeaient le pain et le vin.

Pain et vin qui coulent de la plaie ouverte par le poignard de Mithra sacrifiant le taureau.

Interdit de culte dès 391 après J.C, le mithriacisme disparut de notre horizon religieux et, fait remarquable, nous ne savons pas grand chose de cette religion initiatique, les secrets semblent avoir été emporté au loin avec les derniers fidèles.

Le christianisme s'est-il inspiré du culte de Mithra pour mieux le juguler ? Certainement. La date du 25 décembre, n'est pas une coïncidence et sans doute aussi  la hiérarchie religieuse chrétienne en trois « degrés » : diacre, prêtre, évêque.

Mithra répond à cette attente commune à tous : celle de « Celui » qui viendra « sauver » l'humanité et la sortir des ténèbres du mal.

Que ce soit le shayosant  zoroastrien, le Messie du judaïsme, le Christ en Parousie des chrétiens ou le douxième Imâm du shî'isme.

Alors en ce temps solsticial, rendons à ce dieu, venu de Perse pour mourir en Ecossse, la place qui aurait pu être la sienne, si...

banquet mithra
Banquet dans un mithraeum

 

 

 

 

 

12:08 Écrit par mitso dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

21/12/2007

Une philosophie de l'existence.

Avant la Noël (le « neos ilios », nouveau soleil en grec), interrogeons-nous, avec Heidegger et Ahrendt,  sur le sens de notre « être-au-monde »

Nous avons, vous et moi – à moins d’être pathologiquement animé de pulsions suicidaires – le sentiment d’être ici, sur terre, d’une façon absolument légitime et que toute remise en cause de cette légitimité est un scandale.
La mort qui nous arrache à ce sentiment de légitimité, est ce scandale.
D’autant plus scandale que l’homme est le seul être où existence et essence co-existent (Heidegger). L’homme n’est pas une choses à propos de laquelle on peut se poser la question : qu’est-ce donc, cette chose ? L’homme se déploie dans l’existence parce qu’il est, tout simplement !
La formulation de la question devrait être : qui est l’homme ? et non pas : quoi est l’homme ?
Ce que Kant avait esquissé des caractéristiques de l’homme peuvent se résumer à cette simple constatation que Heidegger développera par la suite : l’être de l’homme est un être-là (Dasein).
L’homme avant d’être libre, digne et raisonnable est d’abord « là », c’est son être !
Mai si l’homme se déploie dans le monde en fonction de son être-dans-le-monde il n’est rien d’autre que ses modes d’être dans le monde (ou la société).
L’homme serait donc condamné à une fonctionnalité dont toute spontanéité serait exclue.
Ce qui n’est pas le cas, car l’homme, être-dans-le-monde, prend conscience que dans son être il y va de lui-même, il com-prend, dès lors, sa propre existence par son Soi.
La compréhension de sa propre existence est  pour Heidegger, le principe même de la philosophie qui donne à l’homme cette énorme possibilité d’être le maître de l’être  (sumum ens).
L’homme est un être-là, mais c’est aussi un être-lui-même, et c’est lui-même qui est son souci (Sorge).
Tous les comportement de l’être-dans-le-monde sont caractérisés par le souci de n’être plus là un jour et de tout faire pour se maintenir le plus longtemps possible dans le monde, ce refus de rester dans le monde engendre chez l’homme l’angoisse et le sentiment de ne pas être chez soi dans le monde.
A partir du moment où la mort sort l’homme du monde, il a la certitude n’être plus que soi. Et le « soi » est la réponse au « qui ?» de l’homme.
Le « soi » ne peut être « déchu » de l’homme, car réduit à n’être que lui-même, le « soi » se banalise dans l’anonymat du « on ». Et, dès lors, il n’est plus « soi ».
Mais l’homme n’a pas choisi d’être dans le monde, il y a été « jeté » par son propre être, sans prise sur le jet ni sur le rejet. Il compte pour rien dans l’origine comme dans la finalité, il est « nul ».
La prise de conscience que la mort arrache l’homme à l’emprise du « on », réalise son principe d’individuation et lui permet d’être « soi ».


Ces  graves considérations ne doivent pas vous empêcher d’être vous « ici et maintenant », c’est-à-dire à l’époque de Noël, des cadeaux, réveillons et autres joyeusetés aux antipode du questionnement existentiel.

« Il faut d’abord vivre »…
Avant d’exister.

 rothko

Mark Rothko

 

 

 

 

 

 

 

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17/12/2007

Sarkozy et la môme Cartier.

Un homme d’Etat est d’abord un homme d’Etat. Je crois que c’est clair ! Il y a dans cette posture une obligation de réserve, de décence et de grandeur dirais-je, si ce mot n’était à ce point oublié.
Le Président Sarkozy, une fois de plus, en remet dans l’exhibition médiatique.
Le voilà qu’à la une de « Point de vue, images du monde » (vous connaissez, non ?),  il s’affiche avec une top-modèle italienne, chanteuse à ses moments perdus,  riche héritière, ex-maîtresse de Laurent Fabius (un ex-ministre socialiste, lui…) et de gauche !
Ce n’est plus l’ouverture politique, c’est l’ouverture à domicile !
Si les top-modèles se mettent à avoir des idées de gauche, la Révolution n’est plus loin, croyez-moi !
Mais à la place du grand-soir, c’est tout juste Sarkozy et la môme Cartier !
Ah ! c’est une coïncidence, bien sûr, que cette révélation choisie juste après la calamiteuse semaine qui a vu un dictateur africain fouler de son pas arrogant les tapis rouges de la République. Vivement que le bon peuple, si prompt à oublier les offenses, commente la conquête de son chef vénéré.
Il y a, il y avait plutôt autrefois, une capacité de décence, une réserve d’intimité qui ne souffrait pas d’exceptions.
C’est fini ! Cela s’appelle la modernité !
Je trouve cela choquant. Qu’une actrice exhibe sa vie privée, pourquoi pas ? Elle ne représente qu’elle même. Un chef d’Etat représente l’Etat, et l’Etat ce n’est pas lui, c’est nous !
Et si ce bon peuple, dans le fond, n’en avait cure que l’Etat soit à lui,  et qu’il préfère que ce soit celui du Président ? Au moins, il ne s’impliquerait pas et laisserait faire. La responsabilité est un fardeau pesant, non ?
Mais toutes ces considérations ne sont que des billevessées, tout juste à même de choquer de vieux grognons dans mon genre, incapables de comprendre et d’apprécier la pipolisaiton…
O tempora, o mores !

montre

18:59 Écrit par mitso dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/12/2007

A méditer...

Mettez 20 chimpanzés dans une  chambre, accrochez une banane au plafond  et  mettez une échelle permettant  d'accéder à la banane.
 
Assurez-vous qu'il n'y a pas un autre moyen d'attraper la  banane que d'utiliser l'échelle et mettez en place un système qui fait tomber de l'eau très glacée dans toute la chambre dès qu'on commence à escalader l'échelle.
 
Ainsi, lorsqu'un chimpanzé essaie de grimper à l'échelle, tous les
chimpanzés reçoivent une douche glacée. Les chimpanzés  apprennent vite  qu'il ne faut pas escalader l'échelle. Arrêtez alors  le système d'eau  glacée, de sorte que l'escalade n'a plus son effet de gel.  Maintenant,  remplacez un des 20 chimpanzés par un nouveau.
 
 
Ce dernier, évidemment, va essayer d'escalader l'échelle et, sans
comprendre pourquoi, il se  fera tabasser par les autres. (Eux savent quelque chose que lui ne sait pas.)
 
 
 Remplacez encore un des anciens chimpanzés par un nouveau. Ce dernier se  fera encore tabasser, et c'est celui  qui a été introduit juste avant lui  qui tapera le plus fort.
 
Continuez la  leçon jusqu'à ce qu'il n'y ait plus que des nouveaux...
 
Alors aucun ne cherchera à  escalader l'échelle, et si jamais il y en a  un qui pour une raison quelconque  ose y penser, il se fera massacrer illico  par les autres.
 
 
 Le pire, c'est qu'aucun des chimpanzés n'a maintenant la moindre idée de  la  raison pour laquelle il ne faut pas monter sur  l'échelle mais   est    tout- a-fait disposé à coller un pain à celui qui s'y risquerait.
 
C'est ainsi que  naît et fonctionne la "culture d'entreprise".
 
 
 
gif5


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