11/03/2008

Suicide & euthanasie.

Un de mes amis, médecin de surcroît, s’est tiré une balle dans la tête peu de temps après avoir eu confirmation du diagnotic de sa pathologie. Il souffrait d’une maladie rare mais connue et au traitement aléatoire. Son avenir était assez simple : soit il se « soignait » et il était condamné à quelques mois de cortisone, de morphine et à une radiothérapie dont aucune étude scientifique n’a, juqu’à présent, démontré l’éfficacité, avec pour conséquence une cécité à court terme et – le plus grave – une aliénation mentale assurée. Soit il se contentait de morphine à haute dose qui en ferait un légume, et la mort assurée au bout de quelques semaines. Il a préféré mourir debout en choisissant le moment. Choix tragique !
Le médecin est-il d’abord un homme de l’art, un thérapeute, avant d’être un homme de science ? La question mérite d’être posée au moment où tant de patients se plaignent de n’être plus que des « cas » et non pas des hommes et des femmes qui souffrent et qui doivent être soignés par le « medicus ».
Si le médecin de famille, celui que l’on trouve encore dans nos campagnes et certains quartiers de nos villes est – par excellence- celui qui soigne des patients qu’il connaît parfois depuis plusieurs générations, le médecin, le spécialiste que l’on consulte dans les hopitaux est un inconnu, un savant bardé de diplômes, une homme qui attaque sur tous les fronts la maladie mais qui ne connaît pas le malade et qui, inconscienmment ou non, voit plus en lui un « cas » qu’un souffrant.
La médecine, dans un nombre considérable de pathologies, a fait d’immenses progrès. Restent des maladies qui se soignent mal, où la médecine doit se contenter de rémission plus ou moins longues, plus ou moins handicapantes, rémissions obtenues parfois au prix de traitements chimiques et radiologiques dont les sequelles sont irrémédiables et grèvent la qualité de vie du remis.
Quand il y a trente ans encore, un malade succombait au bout de quelques mois, la médecine, aujourd’hui, chez certains, peut obtenir une rémission en nombre de mois ou d’années. Mais à quel prix ?
Il y a, il ne faut pas se leurrer, chez bien des spécialistes, la tentation de faire de leurs patients des cobayes et cette tentation est d’autant plus présente que le malade lui même est prêt à tout pour se battre contre la maladie. Prêt pour toutes les médications, prêt à tout croire.
D’où ma question : le médecin est-il d’abord homme de l’art, qui soigne et apaise son patient, ou homme de science qui, à travers le patient, combat une maladie ?
Il est clair que sans expérimentation, la science ne progresse pas. Mais faut-il qu’un patient fasse les frais des recherches dans sa pathologie ? La sagesse ne commande-t-elle pas d’accepter le sort de la nature et de terminer son parcours apaisé ?
Faut-il à tout prix laisser faire de son corps l’objet d’une tranformation chimique aliénante pour vivre un peu plus mais si mal, si diminué ?
Je crois que je ne puis répondre à cette question pour une raison bien simple : je suis encore en bonne santé ! Je ne suis pas dans la peau d’un malade qui souvent présente au départ de sa maladie un profil psycbhologique qu’on ne lui connaissait pas. Là aussi, je pointe la tranformation psychologique parfois radicale qui affecte le patient et perturbe son équilibre vital.
Mais quoi… on ne peut pas demander à tout le monde de se tirer une balle dans la tête…
Mais me répugne quand même cette euthanasie que l’on pratique en Belgique ou Hollande où l’on prend rendez-vous pour se faire piquer…
Comme un chien…
Est-ce vraiment « mourir dans la dignité » ?
Mais foin de jugements… comment réagirons-nous quand la mort pointera le bout de sa faux ?
Fasse le ciel que nous puissions tous mourir debout… et vite !

Un peu d'humour après ces macabres considérations... 

suicide

12:30 Écrit par mitso dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.